Urban Comics
  Episode 3 : Changements
 

Histoire : SteF
Date de parution : Janvier 2005

Où étais-je ? Qui étais-je ? Cela faisait plus de 5 minutes que j’avais ouvert les yeux, et il m’était impossible de répondre à ces deux questions. Finalement, les morceaux de ma mémoire revinrent petit à petit. J’étais l’inspecteur Aaron Kearse, travaillant dans un commissariat de New York depuis 6 mois. J’étais attiré par ma collègue : l’inspecteur Gray. On m’avait confié «l’affaire Fisk». Un caïd du crime organisé qui s’était fait buter en pleine réunion. Pas une grosse perte. J’étais sur la piste d’un mec : Frank Castle. Un des plus grand escroc de New York. Peut-être même d’Amérique. Ce connard s’était foutu de ma gueule. Il s’était amusé à se déguiser et à me faire passer pour un con. J’étais allé voir son oncle à Hell’s Kitchen. Je pensais qu’il aurait pu m’aider. Mais non seulement j’y étais allé pour rien, mais en plus je m’étais fait déglinguer par un bandes de merdeux. Et ça, je laisserais pas passer ! Ils méritaient une punition…

«Tu es enfin réveillé ?»

C’était Catherine Gray. La vache, ce que j’avais envie de me la faire.

«Salut Catherine. Je suis où ?
-A l’hôpital. Tu es resté dans le coma pendant 3 jours.
-3 jours ?
-Oui. Et t’as eu de la chance ! Quand ils ont vu l’état de ton bras, les chirurgiens ont failli t’amputer…

Je sortis mon bras droit de dessous les draps. Il était atrophié. Bonjour pour emballer les meufs !

-Les médecins disent qu’après 2-3 mois de rééducation, il n’y paraîtra plus. Tu te rappelle ce qu’il s’est passé ?
-Je me rappelle avoir servi de punching-ball à deux jeunes de la rue.
-Tu ne te rappelle rien d’autre ?
-Non. Pourquoi ? Que s’est-il passé ?
-Un commerçant a appelé la police. Quand elle est arrivée, tu étais à demi-mort et…
-Et…
-Et tes deux agresseurs étaient congelés de la tête au pied.
-Mais… c’est impossible !
-En tout cas, c’est arrivé.

Après quelques minutes de silence :

-C’est quoi ? demandai-je en voyant une grande enveloppe sur la table de chevet.
-Le rapport d’analyse de la perruque du coursier. Je te l’ouvre.»

Elle joignit l’acte à la parole et me tendit le rapport. Ce dernier me conforta dans mon idée. C’était bien les cheveux de Frank Castle. Il n’y avait donc plus aucun doute… Frank Castle avait bien tué Wilson Fisk !

«Quand pourrais-je sortir ?
-Je ne sais pas. Je vais te chercher un médecin.
-Tu restes un peu ?
-Non. J’ai un rencard.
-Un rencard ? Avec qui ?
-Michael Allred. Il est illustrateur de bandes dessinées. C’est un ami de mon frère qui…»

Je ne l’écoutais plus. 6 mois que je voulais me la faire, et elle me disait qu’elle avait un rencard ! La torture ! Mais après tout, c’était de ma faute. Jusqu'à ce moment, j’avais eu trop peur qu’elle me rejette. Qu’elle me dise que je ne l’intéressais pas. Ce que j’avais pu être con. C’était décidé ! Dès que je serai sortis de l’hosto, j’me la taperai. Quitte à la forcer un peu !

«…tu m’écoute ?
-Hein ?
-Je disais que je repasserai demain matin.
-OK. A demain.
-Salut. Et je vais te chercher un médecin.»

¤¤¤¤¤

Une semaine avait passé et je pouvais enfin sortir. Une semaine de gagnée pour Frank. Et si c’était lui qui était derrière mon séjour à l’hôpital ? S’il me manipulait depuis le début ? Je ne pouvais le supporter. Mon envie de le coincer était de ce fait décuplée. J’étais dans le voiture de Catherine. En me ramenant à mon immeuble, elle me dit qu’elle avait été placée sur une autre affaire, et que Spider-Man avait était confié à quelqu’un d’autre. Quant à moi, le patron m’avait accordé un mois de repos. Mais Frank Castle était à moi ! Il méritait un châtiment de ma main ! Non seulement pour avoir rit de la loi, mais aussi pour s’être moqué de moi. C’était devenue une affaire personnelle. Ma voiture, en parfaite état, était garée à sa place, à savoir juste devant l’entrée. Catherine avait appelé une dépanneuse et l’avait fait envoyer au garage. Je lui proposai de monter prendre un verre, mais elle refusa, prétextant qu’elle devait boucler sa nouvelle enquête au plus vite. La partie de jambe en l’air, c’était pas pour aujourd’hui. Je pénétrai donc seul dans mon logement. Emilie était partit depuis un bon moment, je pense. Une semaine d’absence, pour quelqu’un qui devait revenir au plus vite… Je m’affalai sur mon divan. Je sortis difficilement mon calepin de ma poche. Pas facile quand on a un bras qui ne ressemble plus à rien. Comment l’oncle de Frank m’avait dit que le complice de son neveu s’appelait ? Stephen Kerry ! J’irais donc rendre une petite visite à ce monsieur Kerry. Soudain, je vis au travers de la feuille de mon calepin un mot qui n’avait pas été écrit de ma main. Je tournai la page et lis ceci : «Tu ne m’arrêtera jamais ! Laisse tomber, Aaron !» Mon sang ne fit qu’un tour. Comment Castle avait-il fait pour écrire ce mot sur mon calepin ? Non, la véritable question était : pour qui se prenait-il ? Je ne l’arrêterais jamais ? La télécommande posée à côté de moi alla s’écraser sur le mur d’en face. J’étais hors de moi. Incapable de l’arrêter ? C’est ce qu’on verrai ! Combien de temps me faudrait-il pour avoir une autorisation pour voir Stephen Kerry ? Vu l’affaire, et si je faisais ma demande tout de suite, je pourrai certainement aller l’interroger demain dans l’après-midi. De grès ou de force, Kerry me dirait où était Castle !





Commentaires sur cette page:
Commentaire de Mike, 31/03/2012, 23 11 20 (UTC):
Si les pe8res et les hommes qui srnffoeut ont un proble8me aujourd'hui c'est qu'ils ont du mal e0 travailler ensemble pour faire connaitre nos situations, faire e9voluer les mentalite9s, faire changer le regard de la justice Il y a tant e0 faire, votre blog est bien ne9cessaire mais comment unir nos e9nergies pour avancer ensemble ?



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