Urban Comics
  Episode 7:Vengeance (2)
 
Couverture : Rirox
Histoire : Ben Wawe
Date de parution : Décembre 2004



Il faisait froid cette nuit-là. Froid et humide. En plus, c’était une nuit sans lune, propice au sombre et à l’inquiétant. Mais Ben Reilly se fichait de cela. Mieux, il utilisait ces conditions naturelles pour mener à bien sa mission : retrouver l’assassin de son ami, et retrouver son amie Matilde. Et pour cela, il était prêt à mettre New York à feu et à sang…

Le jeune homme se baladait lentement de toiles en toiles, toujours avec autant de souplesse et de grâce, mais le cœur n’y était plus. Ben s’en voulait terriblement d’avoir laissé Max mourir, alors qu’il aurait pu le sauver si il avait révéler son identité secrète. Par égoïsme, par peur d’être découvert, un être cher à son cœur était mort. Le jeune Reilly était écrasé par le chagrin. Il voulait se réfugier au fond de son lit et pleurer. C’est en quelque sorte ce qu’il faisait : Ben Reilly était absent ce soir-là, il avait laissé les commandes à Spider Man…

Spider Man était ivre de vengeance ce soir-là. Toute sa rage explosait. Toute la rage contenue dans la vie de Ben Reilly, l’adolescent frappé par les autres et souvent humilié. Ben Reilly, le jeune homme timide et pacifique. Ce soir-là, Ben Reilly avait laissé sciemment les commandes à Spider Man, son alter ego, fou de douleur lui aussi, mais qui voulait à tout prix retrouver l’assassin de Max pour lui faire payer.

Le héros arriva près de Harlem. Il avait pensé plus tôt, quand il était sortit de chez lui, que les trois noirs devaient sûrement venir de Harlem. Et même si ils ne venaient pas de là, le quartier noir était un bon point de départ pour trouver des informations, en sachant que c’était le territoire de gangs très durs.

Deux heures après, le jeune homme n’avait pas avancé. Il avait interrogé quelques malfrats et un dealer, mais ils ne savaient rien, ou avaient trop peurs. Il commençait tout doucement à perdre patience quand il repéra un petit dealer qui était en train de vendre ce qui, de loin, ressemblait à de la cocaïne. Une saloperie, pensa le jeune homme. Mais arrêter ce trafic et sauver le jeune gamin qui semblait en manque était loin d’être sa priorité. Il attendit que le dealer ait terminé son commerce, pour l’attendre au bout d’une rue sombre et humide. Mais quelle rue de New York n’était pas sombre et humide à trois heures du matin ?

Alors que le dealer partait sans avoir rien vendu à un gamin qui le suppliait, Spider Man, habillé d’un vieux jean délavé et usé, d’un pull gris à capuche et d’un masque de carnaval rouge censé représenté le Spidey des comics (c’était, bien sûr, made in china…), sauta soudainement sur le dealer tandis que celui-ci recomptait son argent du soir. Il ne vit pas son agresseur arriver, celui-ci ayant sauté d’une mur de briques juste à côté de lui.
Le marchand de came voulut se débattre, mais il se retrouva aussitôt par terre, la poitrine écrasée par le genou de l’homme masqué qui était au-dessus de lui, le poing à quelques centimètres de sa tête.

« Toi ! Aujourd’hui, il y a une fusillade au lycée Midtown…j’espère pour ta dentition que tu sais quelque chose…
- Non…non…j’en sais rien…
- Tu mens.
- Non.
- Je le vois dans ton regard fuyant. Tu sais quelque chose. Dis-le moi.
- Ils me tueront !
- Tu crois que j’hésiterais ?
- Ben…normalement…t’es un héros…tu tues pas…
- Ah ? »

Spider Man le regarda dans les yeux, et lui décocha un uppercut puissant, qui lui cassa les quatre dents de devant. Puis, il appuya encore plus son genou sur la poitrine du dealer, jusqu’à ce qu’il entende un léger craquement.

« Alors ? Tu crois toujours que je vais pas te tuer ? »

Le dealer avait beaucoup de mal à respirer, et sa bouche était désormais remplie de sang. La peur se lisait désormais dans ses yeux, tandis que ceux de Spider Man étaient remplis de détermination.

« Je…bon…ils sont en plein Harlem…c’est une bande…limite un peuple…les Panthers….ils ont un chef, la Panthère Noire…normalement c’est un gars assez cool…bien qu’il aime pas que je vienne ici…il est protecteur avec le quartier, sans rien demandé en retour…mais là je sais pas…on dirait qu’il a craqué…il commence à donner des meetings…comme quoi les noirs devraient avoir ce qu’ont les blancs…que c’est pas juste…qu’il faut changer cela…dans le sang…
- Où je peux le trouver ?
- Il va me tuer…
- Tu crois que je vais pas le faire ??
- Bon, calmes-toi…il crèche en plein Harlem, au 55 Fitzgerald Street… »

Sans un mot, Spider Man se releva et sauta sur le mur voisin, puis disparut dans la nuit, tandis que le dealer remarquait qu’il n’arrivait plus à se lever, sa cage thoracique le faisant trop souffrir. C’est alors qu’il remarqua le jeune à qui il n’avait rien vendu s’approcher lentement vers lui, une bouteille cassée à la main et les yeux fous…

L’adolescent arriva, après quelques instants, à l’adresse indiquée. C’était une grande bâtisse du début du siècle, ancienne donc, avec trois étages. Il y avait plusieurs gouttières, avec quelques gargouilles, ce qui faisait légèrement tâche dans l’esprit du ghetto afro-américain qu’était Harlem. Après avoir réfléchit quelques instants sur ce qu’il allait faire, et les limites qu’il allait se fixer, Spider Man tissa une toile sur la deuxième gouttière, et se lança dans le bâtiment, passant par une fenêtre du premier étage.

A peine avait-il pénétré dans la grande maison, à peine le verre de la vitre avait-il pénétré sa peau, qu’une dizaine de noirs armés de fusils mitrailleurs l’encerclèrent, prêts à faire feu. Spider Man resta quelques instants à terre, mi-debout, mi-couché, observant les attitudes des hommes. Ils étaient prêts à faire feu, à le tuer. Mais lui…lui, ce soir-là, n’avait rien à perdre…

Il prit appui sur ses jambes, et sauta sur un des hommes, qui n’eut pas le temps de tirer. Alors que le premier ennemi était déjà KO (le jeune homme lui avait cassé la dentition), Spider Man utilisa le corps de sa victime comme un point d’appui, et atterrit sur deux autres hommes armés, qui étaient trop proches. Leurs crânes se rapprochèrent dangereusement jusqu’à l’impact qui les rendit inconscients.

Alors que le jeune homme allait s’occuper des autres, il reçut dans le dos un rayon énergétique bleu inconnu. Spider Man fut moins surpris par la douleur que par le fait que son 6e sens ne l’avait pas prévenu. Alors qu’il s’interrogeait sur le pourquoi de ce phénomène, il sentit qu’il tombait dans l’inconscience en voyant un être en justaucorps noir s’approcher lentement vers lui avant que tout ne devienne flou…



Commentaires sur cette page:
Commentaire de Rakshith, 15/07/2012, 17 05 46 (UTC):
All this talk about green fields (2eps aldreay!) leads me to ask you guys about the prospects of a green union . Under the current system, the mere mention of unions' brings fright to a producer. Since the producers want to hire workers, and workers want to be hired, we should rethink any institution which quite literally makes the employer look the door to their office, or move a production to another city. To a producer, unions mean more money, more paper work, more headaches with little on the positive side.Back in the day when unions were trying eliminate grievances like child slavery, and truly unsafe working conditions, thuggish methods like strikes, shame rallies, and protests were effective. I would argue that those methods are simply not effective anymore because workers (and the unions that support them) are not facing the same challenges.Our challenge, frankly, is unemployment. In entertainment, only a small % of people in unions actually work on union shows. Most people clammer for those few positions and those positions, which are evaporating anyway right along with the arcane business models that support them; for example networks.However, imagine a world where no one knew what a union was (green field). Image if an organization of workers formed with two goals in mind; to always be employed with fair wages and benefits, AND to help producers of that content be successful. How can they help? First off all, eliminate or greatly reduce the transaction costs. There is little excuse for paperwork, and job specific roles. A company should be able to complete a contract negotiation in a phone call and signature. Secondly, unions are a group of people who have collective bargaining power in general. Why not offer producers; free screening rooms at the guild, have subsidized edit bays available, have subsidized equipment rentals, help with distribution of projects via promotions (agencies do this for their starts), and the list goes on.I guess my point is, unions should find a way that they can introduce value into a production and not just act as a market distortion. My question is; how would you guys rebuild the unions?



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