Urban Comics
  Epsiode 2 : Naissance (2)
 
Couverture : Rirox
Histoire : Ben Wawe
Date de parution : Décembre 2004


Le 4x4 des terroristes arriva près de l’aéroport. Les routes avaient été dégagées de façon à laisser passer sans encombres les 6 hommes et leur jeune otage. Fanny, elle, était terrifiée. Non pas que ses kidnappeurs furent méchants avec elle, mais elle était en état de choc. Voir son amour mourir (elle pensait qu’il avait succombé) l’avait fait basculer dans un autre monde.

Les 7 personnes sortirent en vitesse de la voiture et se ruèrent vers l’entrée. Là, ils reçurent leurs billets pour Cuba. Un des hommes parla doucement à l’oreille de son chef.

" Rick, on fait quoi pour la gosse ?

-Mmh…on peut pas l’emmener…

-C’est sûr…

-Butte-la quand on monte dans l’avion…

-Ok. "

Fanny et les tueurs commençaient à monter dans l’avion, qui se trouvait au bout d’une passerelle au sortir d’un grand escalier. La jeune fille et l’homme qui avait parlé à son chef avant étaient les derniers. Juste après l’escalier, le terroriste prit l’adolescente par les cheveux et braqua son arme sur elle.

" Regardez tous, esclaves ignorants ! Regardez comment cette jeune beauté va mourir à cause d’un gouvernement passif qui veut l’imiter l’action de la science ! Ce n’est pas moi qui vais la tuer, c’est vous ! Vous qui avez élus des imbéciles qui ne connaissent pas la vérité !

-Et toi, tu es un gros débile qui s’y croit parce qu’il a trop regarder Star Wars…

-Qui ? "

Quelques instants avant que la voix retentisse, un long filet de toile venait d’enlever le pistolet laser au terroriste. Surprit, l’homme avait relâché Fanny, ce qui avait permis à Ben, accroché au toit, de sauter sur l’homme. Sous le poids du choc, il tomba à terre. On apprit plus tard qu’il eut à ce moment la clavicule cassée. Le jeune homme prit Fanny par les hanches, tira un jet de toile et se balança jusqu’à une autre passerelle. Il la déposa doucement.

" Et voilà, mademoiselle ! Vous allez bien ? Ils ne vous ont pas fait trop de mal ?

-Si…ils ont tués l’homme que j’aime…

-Quoi ?

-Ben Reilly…on était dans le bus ensembles…quand ils m’ont pris en otage, il a voulu me protéger et ils l’ont tués…

-Euh… "

Fanny éclata en sanglots dans les bras de Ben. Il ne savait que dire. Lui avouer la vérité ? Non, cela aurait été un immense choc pour la jeune femme. Mais ne rien lui dire la condamnait certainement à la folie…Ben la donna aux psychologues et policiers qui arrivaient. Un des flics, certainement un commissaire, agrippa le bras de Ben avant qu’il ne rejoigne l’avion qui partait.

" Où tu vas comme ça, gamin ?

-Me faire ces salauds, monsieur.

-De quel droit ?

-Du droit que je peux le faire. Vous savez tout comme moi qu’on peut plus les arrêter. Si vous tirez dessus, vous avez plus de chance de faire péter l’avion, et après l’aéroport, que de les stopper. Et si vous faites rien, ils vont partir. Moi seul peux les arrêter. "

Le commissaire Jones ne savait pas quoi dire. Il ne pouvait pas laisser un gosse se substituer à la loi. De plus, ce jeune gars semblait ne pas vouloir les laisser en vie…mais si il avait raison ? Le vieil homme avait pourtant bien vu ce gamin descendre du plafond où il s’était accroché, la tête à l’envers…et il semblait tirer des " cordes " pour " voler "…

" C’est bon, vas-y…c’est quoi ton nom au fait ?

-Appelez-moi Spider Man, monsieur…

-Spider M…? "

Le commissaire n’eut pas le temps de finir de parler que Ben était déjà partit, se balançant le long d’une toile. Il fonça en plein dans la vitre qui séparait le dehors de l’intérieur du bâtiment. La vitre explosa sous l’impact du corps sur musclé de Ben. Il atterrit difficilement sur le béton, le verre lui ayant ouvert un peu les habits et le corps. Le jeune homme regarda alors la distance qui le séparait de l’avion. Environ une trentaine de mètres. Il n’aurait pas le temps pour monter dessus. Même si il tirait une toile. Mais l’adolescent ne pouvait pas laisser s’échapper ces terroristes qui lui avaient tirés dessus.

Spider Man tira alors un mince filet de toile sur l’aile gauche du zinc. Il fut de suite entraîné à la suite de l’appareil. Et de suite il regretta d’avoir lancé sa toile. Le jeune homme volait véritablement derrière l’avion, et il priait de toutes ses forces pour ne pas atterrir, sachant qu’il en sortirait bien mal.

La police et la foule amassée pour voir la prise d’otages n’en revenaient pas de la scène. Un homme, seul, masqué, qui pouvait s’accrocher aux murs et qui pouvait lancer des toiles, se jetait aux trousses d’un avion en plein décollage ! Soit il était fou, soit il était très courageux.

Soudain, l’avion s’envola dans les airs, avec Ben à l’arrière qui tentait de monter sur la coque !!! Les spectateurs, abasourdis, priaient pour qu’il survive. Les terroristes, eux, faisaient tout pour que cela ne se réalise pas. Ils avaient réalisés depuis quelques minutes que le jeune homme les suivait. La colère avait fait place à la surprise, et le pilote décida de continuer la manœuvre, certain que " ce jeune crétin y passerait ". Seulement, il n’avait pas compté sur les nouveaux pouvoirs de Ben.

Le jeune homme s’accrochait toujours à sa mince toile qui commençait à lâcher. Il sentait la mort proche. Maintenant qu’il aurait pu être heureux avec Fanny, qu’il avait atteint son rêve en ayant des pouvoirs, tout allait s’arrêter…la vie était vraiment injuste, pensa-t-il. Ben releva la tête et vit que sa toile allait casser. Dans quelques secondes, cela en être fini de lui…

Soudain, le jeune homme eut comme un flash devant les yeux. La lumière fut si forte qu’il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, il se trouvait dans une prairie, avec de l’herbe douce, des fleurs magnifiques, des bisons au loin. Il faisait très beau, le ciel était bleu, sans aucun nuage, et le soleil était au beau fixe. Il ne faisait pas trop chaud, grâce notamment à une légère bise qui soufflait sur toute l’étendue. Ben était assis dans l’herbe, tranquillement. Il ne remarqua que longtemps après un tipi pas très loin de lui.

Le jeune homme se leva, et remarqua alors qu’il avait son masque, et une sorte de costume avec l’emblème d’une araignée dessus. Le vêtement était noir, et le dessin blanc. Ben rentra doucement dans la demeure indienne. Sa surprise fut grande quand il vit que l’homme qui y résidait était son grand-père !!!

" Grand-père ? Qu’est-ce que tu fais là ? Et c’est où, là ?

-Nous sommes dans la Grande Prairie, Ben…

-…là où courent les ancêtres ? Ca veut dire que je suis mort ?

-Non…pas encore…mais moi oui…

-Tu es mort

-Oui. Pour toi.

-Comment cela ?

-Tu aurais dû mourir…ta place était déjà réservée ici…j’ai appelé notre Dieu, le Dieu Araignée, et j’ai donné ma vie en échange…

-Mais pourquoi, grand-père ? J’avais donné ma vie pour la femme que j’aime !

-Ce n’était pas ta destinée, Ben. Ta destinée, c’est de faire le bien et la justice…désormais tu le peux…

-Tu…tu es au courant pour mes pouvoirs ?

-Oui, cela faisait partit du marché avec notre Dieu…tu es désormais son avatar, son incarnation sur Terre…comme c’est un Dieu de justice, tu devras combattre le Mal…sous toutes ses formes…

-Et c’est quoi ce costume ? Et pourquoi je me suis habitué si vite à mes nouvelles capacités ?

-Ce costume, c’est ce que tu devras mettre durant la Bataille…

-La Bataille ?

-Je ne peux t’en dire plus. Tu dois apprendre certaines choses par toi-même. Et pour ta facile adaptation, tu apprendras le pourquoi en temps voulu…Ben, je dois te laisser…le temps est écoulé…adieu…

-Non grand-père ne me laisse pas !

-Fais en sorte que je sois fier de toi… "

Ben se réveilla alors. Il était toujours en l’air, la pression devenant extrêmement forte. Il allait lâcher dans quelques instants. De toutes façons, la toile aussi allait partir de l’arrière de l’avion. A quoi bon lutter ? Soudain, Ben se rappela ce que son grand-père avait dit : " Fais en sorte que je sois fier de toi "…il avait donné sa vie pour lui. Et Fanny l’aimait aussi.

Spider Man releva alors la tête. Il regarda l’avion et sa détermination grandit. Les êtres qui étaient à l’intérieur avaient tués des gens. Ils allaient en tuer d’autres. Il ne pouvait pas laisser passer ça…

Le jeune homme prit appui sur la toile, et se jeta vers l’appareil. La toile ne supporta pas et rompit peu après que Ben l’ait lâché. L’adolescent tira une toile vers l’avion, et réussit miraculeusement à le toucher. Il tenta de se rapprocher le plus possible du zinc en s’agrippant à la toile. Dans un ultime effort, il se lança et réussit à toucher l’avion. Là, malgré le vent qui fouettait son visage, malgré que l’air se raréfiait, malgré qu’aucun être humain ne pouvait rester là, Ben, grâce à ses pouvoirs, marcha doucement sur l’appareil. En fait, il rampait plus qu’autre chose.

Quand il arriva au centre de l’appareil, il eut un instant d’hésitation. Etait-ce bien ? Est-ce qu’il luttait réellement contre " le Mal " comme cela ? Ces hommes allaient mourir…mais ils avaient déjà beaucoup tués…et ils tueraient encore…et ils avaient attaqués Fanny…

Spider Man n’eut soudain plus l’ombre d’une hésitation. Il brandit son bras droit et l’enfonça plusieurs fois dans la carlingue de façon à ce qu’elle cède. Au bout de beaucoup de coups, Ben avait créé un trou, un appel d’air. Le jeune homme ouvrit encore un peu plus le trou, devant le regard effaré des terroristes et du pilote.

" Tu es dingue ! On va tous y passer !

-Vous direz bonjour à Fidel de la part de Spider Man… "

Juste après ces mots, Ben lâcha l’appareil. Il commença à tomber dans le vide…à une vitesse vertigineuse ! Pendant que l’avion se crashait, Spider Man se demandait comment il allait s’en sortir. Le vent sifflait à ses oreilles… .Au bout de quelques instants, il vit les gratte-ciels s’approcher de plus en plus…ça allait être chaud, pensa-t-il. Après avoir dépassé la pointe d’un haut immeuble, le jeune homme tissa une sorte d’énorme filet de toile entre 2 buildings. Il avait juste terminé quand il tomba en plein dessus. Heureusement, il ne rebondit pas.

Après quelques secondes pour reprendre son calme, Ben se leva et marcha prudemment, de peur de casser la toile. Soudain, il entendit un craquement derrière lui. Le jeune homme regarda et vit que son " filet " était en train de se déchirer. Et assez rapidement ! L’adolescent sauta vers l’immeuble tout proche, et se colla telle une araignée à la paroi. 30 secondes après, la toile tombait sur des passants incrédules. Ben monta jusqu’au sommet, et prit quelques minutes pour se reposer et réfléchir.

Pendant ce temps-là, Fanny avait été reconduite chez elle en larmes. Personne n’avait de nouvelles de Ben, et elle avait apprit qu’il y avait eu un problème à l’hôpital…apparemment son corps aurait disparu et les médecins et infirmières seraient en état de choc. Quand elle rentra dans sa petite maison de la banlieue, elle s’effondra dans les bras de sa mère, qui essayait de la consoler. Elle n’y arriva pas, et la jeune fille pleurait toujours son amour. Soudain, on sonna à la porte. Fanny était en train de monter les escaliers quand elle entendit une voix qu’elle connaissait. Non, c’était impossible…et pourtant, c’était Ben !

Fanny descendit les escaliers et se jeta dans les bras du jeune homme, changé depuis le gratte-ciel.

" Ben ! Ben ! T’es vivant ! C’est pas possible !

-Si, si, ça l’est…

-Mais comment ?

-Ben les toubibs m’ont opérés, et j’ai été frappé par une sorte d’éclair zarbe…en tout cas j’ai plus mal !

-Ben, tu m’as tellement fait peur ! Je…j’ai réalisé que je t’aimais !

-C’est vrai ? Mais moi aussi je t’aime ! De tout mon cœur !

-Oh mon chéri… "

Ben embrassa alors pendant de longues minutes Fanny, qui pleurait de bonheur. Il la prit dans ses bras et la serra fort contre lui.

" Chérie, je dois y aller. Je viendrais te voir demain, d’accord ?

-Promis ?

-Oui, promis. Je t’aime.

-Appelle-moi quand t’es chez toi !

-D’accord !

-Je t’aime ! Bisous !

-Bisous… "

Ben embrassa Fanny, salua sa mère et son père et partit en courant vers l’arrêt de bus. Mais il ne prit pas le transport en commun. Il marcha jusqu’à un building, sortit son masque, et escalada le bâtiment. Arrivé en haut, il regarda la ville. SA ville. Quelques instants plus tôt, il avait décidé qu’il donnerait sa vie pour combattre toutes les formes du Mal qu’il verrait. Et qu’ainsi il s’entraînerait pour la Bataille.

Maintenant qu’il avait avoué ses sentiments à Fanny, et après être rentré chez lui se changer (et où il avait appris quel le personnel médical qui s’était occupé de lui n’avait plus aucun souvenir de ce qui s’était passé grâce à la télé), Ben décida de réfléchir à l’avenir.

" Mon grand-père a donné sa vie pour que je vive et que j’ai ces pouvoirs…mais je ne peux pas vaincre les grands instigateurs du Mal…craignez-moi, voleurs, violeurs, tueurs, agresseurs…car désormais New York est sous la protection de Spider Man !!! "

Il tira un mince fil de toile vers un immeuble et se lança dans les airs, prêt à faire régner la loi et la justice !




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